Les banques belges confrontées à une explosion de cyber-fraudes

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Les banques belges confrontées à une explosion de cyber-fraudes
 Les institutions financières se disent très préoccupées par l’impact de la fraude alimentée par l’IA.

Une enquête internationale confirme une augmentation des pertes dues à la fraude. En Belgique, 95 % des dirigeants de banques observent une hausse des pertes liées à la fraude ! 

 Les institutions financières se disent très préoccupées par l’impact de la fraude alimentée par l’IA. Une enquête menée auprès de 1.440 professionnels en charge de la gestion de la fraude au sein des banques de 25 pays montre une augmentation mondiale des pertes dues à la fraude. 

 En Belgique, les répondants comptent parmi les marchés les plus préoccupés: 84 % des répondants considèrent les agents d’IA comme la plus grande vulnérabilité du secteur au cours de l’année à venir. L’enquête menée par le spécialiste de la prévention de la criminalité financière BioCatch, montre que la fraude augmente fortement dans le monde. 

En 2025, quelque 71 % des répondants au niveau mondial déclaraient un nombre de tentatives de fraude en augmentation au sein de leur organisation. En 2026, ce chiffre est monté à 81 %. En Belgique, tous les répondants ont constaté une hausse du nombre de tentatives de fraude, contre 67 % en 2025.

 L’unanimité des experts interrogés reconnaît que l’IA a amélioré la « qualité » des tentatives de fraude. Plus de la moitié (58 %) s’attend à ce qu’il devienne plus difficile de distinguer des opérations légitimes, assistées par l’IA, d’activités malveillantes ou manipulées.  Tous les répondants belges disent également être préoccupés par l’accélération du rythme des activités frauduleuses. 

Enfin, les dirigeants du secteur bancaire en Belgique et aux Pays-Bas semblent nettement plus enclins que la moyenne mondiale à investir dans la prévention de la fraude afin d’éviter la perte de clients : 58 % au Benelux, contre 39 % dans le monde.

L’IA pointée du doigt 

« L’IA commence à changer la manière dont les clients interagissent avec les sites d’e-commerce et les institutions financières, et elle changera aussi la manière dont les criminels commettront des fraudes et d’autres crimes financiers », explique Gadi Mazor, CEO de BioCatch. 

« À mesure que les interactions numériques se développent plus vite, deviennent plus automatisées et sont de plus en plus pilotées par des agents, nous devons aller au-delà des contrôles d’identité statiques et évoluer vers une compréhension plus profonde et plus directe du comportement, de l’intention et de la confiance. »

 Pour la Belgique, ce sont surtout les pertes en hausse qui retiennent l’attention : 95 % des répondants affirment que les pertes liées à la fraude augmentent, contre 73 % l’an dernier. À titre de comparaison, aux Pays-Bas, 55 % déclarent que les pertes augmentent (48 % en 2025). Par ailleurs, 85 % estiment que l’accès à des informations en temps réel sur le compte bénéficiaire impliqué dans une transaction aurait un impact significatif sur la capacité à détecter et à stopper plus rapidement les escroqueries.

Autres moteurs de la fraude

 La fraude non autorisée atteint un pic au Benelux : près de deux tiers (62 %) des répondants de la région citent la fraude non autorisée comme l’un des principaux moteurs de la hausse de la fraude dans leur organisation (contre 38 % au niveau mondial).

Au Benelux, la perte de clients est surtout liée aux pertes non remboursées : 83 % attribuent le départ des clients à l’absence de remboursement par leur banque. C’est bien au-dessus de la moyenne mondiale (53 %) et cela place le Benelux en tête des pays européens interrogés.

 En Belgique, trois quarts (75 %) des dirigeants de banques considèrent la fraude via les plateformes de paiements instantanés comme l’un des principaux facteurs de croissance de la fraude (soit 16 points de pourcentage au-dessus de la moyenne mondiale). Aux Pays-Bas, cette proportion est encore plus élevée : 82 % des répondants citent les plateformes de paiements instantanés comme un facteur majeur.

L’enquête a été réalisée par BioCatch auprès de 1.440 professionnels dans 25 pays, sur cinq continents.  Dans le Benelux, 40 professionnels ont été interrogés : 20 en Belgique et 20 aux Pays-Bas. Tous les répondants sont managers ou à un niveau supérieur ; 75 % sont directeurs ou à un niveau supérieur et 28 % font partie du top management (C-level).

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